Obvious Child: le film qui a sauvé ma semaine

Le mois de novembre est chargé. Entre un essai à rendre (en préparant l’opposition sur l’essai d’une de mes petites camarades!), la recherche d’appartement, le sport, le National Novel Writing Month et bien sûr …mon vrai travail, c’est difficile de trouver du temps. Mais en combinant ma mauvaise conscience de négliger ce blog et ma volonté de faire découvrir un film, je devrais arriver à pondre un petit billet !

Comme je l’ai raconté à l’occasion, j’ai du mal à supporter les films ‘grand public’. D’une part, ils mettent souvent en scène un ordre social rigide, patriarcal, colonialiste et raciste. On en ressort l’esprit embrumé, comme imprégné d’une odeur de linge humide oublié (depuis genre, les années 50). D’autre part, pour des films qui sont sensés laisser la part belle à l’imaginaire, ils reflètent un peu trop fidèlement la réalité. Une réalité où tous les films qui ne sont pas faits par des hommes blancs, et pour eux-mêmes ne trouvent ni financement ni possibilité de diffusion.

Bien sûr, on peut se dire que ce ne sont que des films, apprécier les images, et rappeler qu’il faudrait veiller à ne pas les confondre avec la vraie vie (ben oui, personne n’a jamais acheté quelque chose qu’il aurait vu dans une pub, ça se saurait ?!), et continuer à en ingurgiter. Mais si on refuse ce lavage de cerveau insidieux, je recommande de « subtiliser » des programmes de festival indépendants pour savoir quoi regarder dans l’année.

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Magnificent Maleficent!

Une de mes petits défauts qui a évolué en tare avec les années est que je n’arrive pas à me taire pendant un film. A 15 euros la place, je me suis fait une brochette d’ennemis mortels -et alliéné une partie de mes amis. Le cinéma est souvent synonyme d’un long moment de souffrance pour moi et surtout mes accompagnateurs car les films qui passent le test de Bechdel sont rares. Certains de mes amis refusent d’être assis à mes côtés pendant une séance, voire que je sois présente à une soirée film privée.

Mais comprenez moi! Il m’est particulièrement difficile de supporter sans remarquer, souffrir, fulminer, et avoir envie de quitter le salon/la salle la plupart des films. Pour peu qu’on soit un minimum conscient.e des discrimination de genre, les clichés sexistes dont sont gangrénés les films sautent aux yeux et étouffent tout l’intérêt de l’oeuvre. Exemple: oui, le moyen âge ça craint, ai-je envie pour autant de voir une femme violentée toute les 10 minutes sans raison scénaristique? Aucun secteur n’est épargné, ni le commercial ni le cinéma indépendant. Les réalisateurs ne prennent aucun risque et optent pour l’éternelle hiérarchie du missionnairede l’affiche: l’homme au premier plan, la femme ornementant agréablement le fond. Une femme jeune, accessoirisée, sexualisée, objet offert au male gaze -car le spectateur et sujet serait forcément un homme blanc hétérosexuel.

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